mardi, mai 27, 2008

On se cache des choses



Dans quelques instants, en sortant de ce restaurant, il conduira sous la pluie. Avant de dépasser la deuxième voiture il aura peur... Peur d’avancer dans le noir… De se détacher du passé… De se perdre. Les phares dans ses yeux auront l’éclat pour le retacher. La nuit déploi les afects, des hésitations, les convictions plus faibles. C’est déplorable… De sentir cette inquiétude, quand s’agit de retrouver l’assurance qu’on a perdu. Il se souviendra de Jean-Louis Duroc. De son voyage entre Montecarlo et Paris, et du retour à Deauville. Pendant la nuit, sous la pluie. Les mêmes hesitations, les mêmes faiblesses. Avant de dépasser la deuxième voiture il rêvera, suspendu et immerse dans ses mots. Dans la mesure précise de son significance. De ses gestes. De son souris. Il manquera le souris de cette fille pendant toute la nuit... Dans quelques instants, en sortant de ce restaurant... Sous la pluie...